Quels sont les pièges à éviter lors d’un achat immobilier locatif ?

Se lancer dans l’investissement
locatif semble constituer un projet gagnant. Pourtant, pour pouvoir devenir
rentier immobilier, il est essentiel d’être conscient des risques à éviter.
Pour devenir un bailleur serein, voici la liste des pièges à éviter absolument.

Vérifier le potentiel du bien convoité

Avant de se précipiter dans son investissement
immobilier, il est recommandé d’étudier les statistiques de la ville et du quartier.
L’objectif est de s’assurer que les biens du même type ne sont pas trop
nombreux afin de ne pas souffrir de cette concurrence. Pour trouver un
locataire facilement, ce point est essentiel.

De plus, le candidat à
l’investissement devra se renseigner sur le dynamisme du quartier. L’intérêt
des jeunes couples ou de jeunes actifs va conforter dans son choix puisque la
demande sera importante. Il sera donc plus facile de trouver le locataire
idéal.

L’importance de l’emplacement

On ne le répétera jamais assez
l’emplacement doit arriver en tête des préoccupations des investisseurs
immobiliers. Un emplacement de qualité garantit une rentabilité nette
importante pendant de longues années.

Pour juger de la qualité d’un
bien immobilier, une exploration du quartier est donc recommandée. Parmi les
éléments importants, la proximité avec les écoles, les commerces et les transports
en commun doit être vérifiée. Ils permettent de juger de la qualité de
l’emplacement et de savoir si cet achat est judicieux.

Le besoin de travaux

Ce piège est à éviter car il peut
peser sur la rentabilité et sérieusement l’amputer. Au moment de la visite du
bien immobilier, le besoin de travaux sera rapidement évalué pour le logement
en lui-même. Toutefois, il faut également se renseigner sur les travaux prévus
dans les parties communes dans le cas d’un appartement. En effet, en tant que copropriétaire,
il faudra y participer obligatoirement.

Le prix du neuf

Le neuf apparaît bien souvent
comme la solution idéale dans le cadre d’un investissement locatif car il ne
réclame de pas travaux. Par contre, son prix d’achat est en moyenne 20 à 30 %
supérieur à un bien immobilier neuf. La rentabilité sera donc moindre, à moins
de profiter de dispositifs de défiscalisation comme la loi Pinel. L’ancien ne
doit donc pas être ignoré car de belles opportunités peuvent être saisies.

Miser sur l’affectif

Un investissement immobilier est différent
d’un achat de sa propre résidence principale ou secondaire. Il faut donc se
méfier de l’affectif qui peut donner envie d’acheter un coup de cœur. Au
contraire, il faudra le mettre de côté pour se concentrer uniquement sur
l’objectif principal, à savoir faire le meilleur choix pour un rendement
maximal.

Surestimer le loyer

Pour se conforter dans l’idée que
l’investissement à réaliser sera performant, les acheteurs ont tendance à
surévaluer le loyer. Avant de se lancer, il est donc préférable de se
renseigner sur le quartier. Consulter les annonces de location permet de
connaître la moyenne pour des biens similaires. Les agences immobilières qui
connaissent parfaitement le secteur peuvent représenter d’excellentes sources
d’informations sur ce sujet. Elles éviteront de fixer un loyer trop élevé qui
ferait fuir les personnes intéressées par le logement.

Se charger de la gestion locative

Pour faire des économies, les
propriétaires-bailleurs sont convaincus qu’il est préférable de se charger
soi-même de la gestion locative. Pourtant, il faut avoir conscience de tout ce
que cela implique. La recherche du bon locataire, l’organisation des visites,
l’état des lieux d’entrée et de sortie peuvent être confiés à une agence
immobilière spécialisée. Le propriétaire n’aura qu’à percevoir les loyers
mensuels.

Se précipiter sur un bien immobilier

Si se constituer un patrimoine immobilier
permet de devenir rentier, il ne faut pas pour autant laisser la place à la précipitation.
Il est préférable de multiplier les visites pour déterminer quel est le
meilleur choix. La comparaison des surfaces, des prix, des emplacements
permettra de faire le meilleur choix. De plus, il faut se méfier des annonces
qui promettent des réductions de frais de notaire ou des réductions de prix.
Dans les faits, il est souvent complexe de les obtenir réellement.

Négliger l’entretien de son logement

L’entretien du logement est
indispensable, faute de quoi, il sera plus complexe de trouver un locataire. Le
propriétaire-bailleur risque également d’avoir des problèmes avec les locataires
lorsqu’il ne respecte pas ces obligations en la matière. Lorsque le bien immobilier
se situe dans une copropriété, des ennuis pourront également être rencontrés
avec les autres propriétaires de l’immeuble. Il est donc indispensable de conserver
son bien en bon état pour éviter tous ces désagréments.

Ne pas se projeter dans l’avenir

Lors de l’achat d’un bien
immobilier dans le cadre d’un investissement immobilier, il est intéressant de
s’imaginer qu’il pourra un jour devenir une résidence principale. Le patrimoine
immobilier peut en effet être utile, notamment au moment de la retraite. Il est
donc indispensable de se demander s’il pourrait convenir pour y vivre. Si la
réponse est négative, il est préférable de se tourner vers un nouveau logement,
plus en accord avec ses attentes.

Réaliser un emprunt non adapté

Pour augmenter la rentabilité de
son investissement locatif, il peut être tentant d’emprunter sur une courte
durée. Toutefois, cette décision risque d’étouffer les finances pendant toute
la durée du remboursement. Il est donc plus judicieux de contracter un crédit
immobilier sur une durée plus longue. Les remboursements seront alors plus
faciles à assumer. 

Sous-estimer les impayés

Même s’ils sont rares, aucun
propriétaire n’est à l’abri des impayés de loyer. Le recours à une caution
familiale ou à la caution d’un tiers est donc une étape obligatoire. La
garantie des risques locatifs ou GRL permet de rester serein. Pour les
logements de grande taille, il est donc intéressant de la réclamer.

Ne pas épargner les loyers

Les investisseurs débutants ont
tendance à utiliser immédiatement les loyers perçus dans le cadre de leur
investissement locatif. Toutefois, il est recommandé de conserver au moins un
an de loyer pour faire face aux coups durs. En effet, en cas de vacance du logement
ou de loyers impayés, cette réserve sera très appréciée.

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